Communiqués de Presse

Communiqué de presse – 27 février, 2014

D’entre les murs d’une église: les Montréalais se rassemblent en solidarité avec Mme Khurshid Begum Awan et les autres luttes des personnes vivant en sanctuaire à travers le Canada

Montréal, le 27 février 2014 – Aujourd’hui à midi, en lien avec des actions qui auront lieu à Toronto, Vancouver, et Hamilton, pour mobiliser contre la violence des détentions et des déportations, des montréalais.es  vont se réunir devant les bureaux d’immigration afin de dénoncer les injustices que la famille Awan doit affronter aux mains du système canadien d’immigration.  Ils et elles exigent que le ministre de l’immigration, Chris Alexander, utilise son pouvoir discrétionnaire pour régulariser immédiatement le statut de Khurshid Begum Awan.

Les conditions de vie dans l’église causent à Khurshid, sa fille Tahira Malik et son petit-fils Ali une quantité immense de stress quotidien. Depuis les six mois que Mme Awan a pris la decision difficile de se renfermer dans une église, les vies de tous les membres de la famille sont en suspens. En plus de tout ça, elle est n’a pas pu sortir de l’église pour aller à des rendez-vous médicaux importants. Sa condition cardiaque continue de se détériorer.

« Je suis constamment inquiète, » dit Khurshid Begum Awan de l’église.  « Je dois aller à l’hôpital, mais je ne peux pas ».

« Six mois c’est déjà assez, cette famille a dû endurer tellement de violence au Pakistan et ici, au Canada. C’est dans les mains de Chris Alexander, il doit explorer les voies légales et utiliser les pouvoirs discrétionnaires à sa disposition afin de donner à Khurshid un statut et il n’a rien fait. Nous exigeons qu’il agisse immédiatement. » dit Alex Matak, membre du comité de soutien pour la famille Awan.

CAM01669Par la mise en place d’une action créative et visuelle mettant en lumière les visages de quelques personnes et familles qui ont perdu la vie ou ont vu leurs vies mises en suspens face aux lois intransigeantes d’immigration, l’action d’aujourd’hui vise à souligner et créer des liens entre les différentes luttes des personnes réfugiées dans différentes églises à travers le pays.  Depuis dix ans, des dizaines d’individus et de familles ont fais le choix extrêmement difficile de se réfugier dans les églises partout au Canada. Dans le contexte des lois de plus en plus racistes et restrictives, les migrants se retrouvent dans des situations d’énorme précarité, certains poussés même à choisir la mort au lieu de confronter les menaces de la détention ou la déportation.

« La lutte de Khurshid pour la justice est aussi notre bataille,» a déclaré Jose Figueroa de l’église dans laquelle il s’est réfugié à Langley en Colombie-Britannique.« Ce n’est pas facile. Chaque jour, nous devons endurer le stress de ne plus avoir de liberté, nous allons nous rapprocher pour qu’enfin nos droit de migrants soient respectés. »

La famille Awan et leurs supporteurs exigent que le gouvernement octroie un statut à Mme. Khurshid Begum Awan immédiatement, permette à son mari Mohammad Kahlil Awan de revenir au Canada, et fasse en sorte que toute la famille, y compris Tahira et Ali, puissent vivre avec justice et dignité.

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Communiqué de presse – 14 février, 2014

6 mois en sanctuaire: La famille Awan reçoit la visite du député Thomas Mulcair dans une église à Montréal

MONTRÉAL, 14 février 2014 – Ce midi, Khurshid Begum Awan a reçu la visite de Thomas Mulcair, le député représentant son ancienne résidence à Côte-des-neiges, oU elle habitait avant d’être forcée de se réfugier dans une église à Montréal le 21 août 2013.

En se réfugiant dans une église, elle a courageusement défié son avis de déportation qui l’aurait renvoyée au Pakistan, oU elle aurait fait face à de la violence ciblée, un manque d’accès à des soins médicaux adéquats, ainsi qu’à une séparation indéfinie de sa fille Tahira et de son petit-fils Ali.

L’Évêque Barry Clarke du diocèse Anglican de Montréal était présent pour accueillir M. Mulcair. « L’Église Anglicane accueille la présence de M. Mulcair et invite tous les partis politiques, acteurs institutionnels et membres de la communauté à offrir leur soutien à Mme. Awan. Nous demandons au Ministre Chris Alexander de reconnaître l’urgence de la situation que vit Mme. Awan et sa famille, et d’accélérer la régularisation du statut de Mme. Awan au Canada par l’entremise de tout moyen dont il dispose. »

Khurshid Begum Awan habite en sanctuaire depuis maintenant près de six mois. Durant cette période, elle n’a pas eu accès à des soins médicaux adéquats qu’exige son état de santé gravement affaibli, y compris une condition cardiaque en détérioration. « Je suis constamment inquiète. J’ai besoin de pouvoir aller à l’hôpital, mais je ne le peux pas, » a affirmé Mme. Awan.

Ce traumatisme constant a placé d’autres membres de la famille, y compris un jeune de 15 ans, sous un stresse énorme. « Nous n’en pouvons plus » a dit Tahira Malik, la fille de Mme. Awan.

« Le système d’immigration canadien est entaché d’injustices, poussant les individus et les familles à la limite de la mort, et trop souvent, les menant même jusqu’à la mort » a affirmé Farha Najah Hussain, membre du Comité de soutien de la famille Awan. « Pendant près de six mois, le Ministre de l’Immigration Chris Alexander a ignoré plusieurs demandes afin de remédier à la situation urgente de Mme. Awan. Nous urgeons tous les politiciens et partis politiques à se responsabiliser face aux injustices que perpétue le système d’immigration canadien contre la famille Awan, et à exiger que le statut de Mme. Awan soit régularisé immédiatement. »

La famille Awan et leurs supporteurs exigent que le gouvernement octroie un statut à Mme. Khurshid Begum Awan immédiatement, permette à son mari Mohammad Kahlil Awan de revenir au Canada, et fasse en sorte que toute la famille, y compris Tahira et Ali, puissent vivre avec justice et dignité.

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Communiqué de presse – 31 janvier, 2014

Nouvelle année, injustices qui continuent: Des montréalais.es se rassemblent en solidarité avec la famille Awan

Où: Devant les bureaux de Citoyenneté et Immigration Canada, 1010 Saint-Antoine Ouest, Métro Bonaventure
Quand: Le vendredi 31 janvier 2014, de midi à 13h

Audio: http://archives.ckut.ca/64/20140206.17.31-18.00.mp3

MONTRÉAL, 31 janvier 2013 – En ce début d’année, des montréalais.es vont se rassembler devant les bureaux de Citoyenneté et Immigration Canada afin de dénoncer les injustices en cours dans le dossier de Khurshid Begum Awan et de tous les migrants à travers le pays.

Depuis maintenant cinq mois, Khurshid Begum Awan est réfugiée dans une église de Montréal. Face au fait que le retour au Pakistan signifiait pour elle ne plus avoir accès aux services médicaux dont elle a besoin, être la cible potentielle de violence et devoir se séparer de sa fille et de son petit-fils, Mme Awan a pris la courageuse décision de défier l’avis de déportation qui pesait contre elle.

« Immigration Canada, donnez moi la liberté» a déclaré Khurshid Begum Awan de son refuge. « Je veux être libre. Je vis avec un détresse constante.»

Pendant qu’elle attend la régularisation de son statut, Mme Awan a dû manquer des rendez-vous et reporter d’importants suivis médicaux. Ne pouvant pas quitter l’église, elle ne peut pas aller à l’hôpital dans un cas d’urgence médicale, réalité contribuant à l’énorme stress quotidien. De plus, elle doit renoncer à plusieurs activités que beaucoup de gens prennent pour acquis comme faire l’épicerie, rendre visite à des voisins, prendre une bouffée d’air frais en prenant une marche. Cette situation a mis sa vie, ainsi que celle de sa fille et de son petit-fils, en attente.

« Je veux le statut pour ma mère. C’est au détriment de sa santé qu’elle doit rester ici. Elle a besoin des soins médicaux » a dit Tahira Malik, la fille de Mme Awan.

Les sympathisants manifestent afin de dénoncer des mois d’inaction de la part du ministre de l’immigration Chris Alexander. « Nous avons attendu presque cinq mois pour seulement le voir se dégager de toute responsabilité » a dit Amy Darwish du Comité de soutien pour la famille Awan. « Aujourd’hui nous sommes ici pour lui envoyer un message clair, qu’il adopte une toute nouvelle résolution cette année, principalement, qu’il utilise les pouvoirs dont il dispose pour régulariser le statut de Mme Awan.»

Plus tôt cette semaine, l’enrageante nouvelle du traitement de Lucia Vega Jimenez l’ASFC nous rappelait que la profonde peur, les traumatismes et le stress vécus par Mme Awan font aussi partie de la réalité des centaines de milliers d’immigrants à travers le pays. Songeant au décès de Lucia, Tahira Malik demande « Jusqu’à combien de gens subissent la même pression qu’exerce l’ASFC sur nous, combien ont pensé à se suicider ? Ces gens doivent arrêter d’agir ainsi. Ils doivent nous traiter comme des humains.»

En outre de la manifestation en solidarité avec la famille Awan à Montréal, les membres du comité de soutien de la famille offrent de tout cœur leur solidarité avec ceux et celles qui rendent honneur à la vie de Lucia en dénonçant la violence de l’ASFC. Une vielle aura lieu vendredi le 31 janvier à 17h30 (PST) devant les bureaux de l’ASFC à Vancouver.

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Source: Justice pour la famille Awan, soutienfamilleawan.org

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Communiqué de presse – 18 décembre, 2013 (Journée internationale des migrant.e.s)

«Graffiti-tricot» pour la journée internationale des migrants afin d’exiger la justice pour la famille Awan et la liberté pour tous et toutes les migrant.e.s

Quand: Mercredi, 18 décembre, 2013, à 8h

Où: Bureau montréalais de l’immigration et de la citoyenneté, au coin Peel et St. Antoine

MigrantDay2013KPhotos par Thien V.: http://quelquesmoments.tumblr.com/

Montréal: le 18 décembre 2013 – Les lampadaires entourant le bureau de l’immigration et de la citoyenneté seront couverts de laine aux couleurs brillantes ce matin, dans le cadre d’une action « graffiti-tricot » tenue par les membres du comité de soutien à la famille Awan et le collectif «No Borders». L’action se déroule durant la journée internationale des migrants, une journée commémorative des luttes communes auxquelles font face les migrants du monde entier. C’est aussi pour souligner la lutte de la famille Awan pour un statut, la justice et la dignité.

MigrantDay2013banner« Aujourd’hui, nous célébrons la journée internationale des migrants en reconnaissant l’importance de cette femme courageuse dans nos vies. Nous reconnaissons le travail méticuleux des tricots entrelacés de Khurshid, alors qu’elle attend, heure après heure, minute après minute, seconde après seconde, de recouvrer sa liberté. Pour souligner la persistance et la lutte de cet être humain face à la violence de la déportation, nous enlignons des rangées et des rangées de fil de laine, brodé dans la tapisserie de sa résistance. » disait Farha Najah Hussain, membre du groupe solidarité avec la famille Awan

Depuis aôut 2013, Khurshid Begum Awan se bat courageusement contre un avis de déportation qui mettrait sa vie et sa santé en danger, et placerait un océan entre elle et ceux qu’elle aime. Forcée de se réfugier dans une église de Montréal, Mme. Awan a dû manquer plusieurs rendez-vous médicaux et a dû subir l’intimidation des agents de l’Agence de services frontaliers et endurer un énorme stress tous les jours. Prise à vivre à l’intérieur des murs d’une église, la pratique du tricot lui permet de combler les limites de son existence.  Non seulement ça lui permet de passer le temps, mais cela lui donne aussi la possibilité de s’occuper de ceux qu’elle aime.

MigrantDay2013banner2« Un fil entrelacé devient un chandail. Tout comme les gens se gardent au chaud avec ce genre de vêtement, ils en sont protégés. » disait Khurshid Begum Awan, depuis l’église dans laquelle elle à obtenue sanctuaire. « De la même manière que ma famille et moi voulons être protégées de la violence et de l’injustice ».

MigrantDay2013yarnLes lampadaires autour du bureau de l’immigration seront couverts de tricot coloré parsemé de figurines d’argile et un portrait de Mme Awan, de façon à souligner l’objectif et la vision collective des organisateurs d’une vie communautaire «tricotée serrée» et leurs espoirs que plus personne n’aura à se faufiler entre les mailles du filet de l’immigration.  Les organisatrices et organisateurs tiennent cette action pour exiger la reconnaissance d’un statut pour Khurshid Begum Awan autant que la liberté pour tous et toutes les immigrant.e.s

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Communiqué de presse – 28 novembre, 2013

100 jours, c’est trop!

Khurshid Begum Awan et Tahira Malik exigent la justice!Nov.28rally

Montréal, le 28 novembre 2013 – Aujourd’hui marque un jour important, cela fait 100 jours que Mme. Khurshid Begum Awan est réfugiée dans une église. Mme. Awan est une réfugiée pakistanaise qui a pris la courageuse décision de défier l’avis de déportation qui pèse contre elle depuis le 21 août 2013. Depuis qu’elle a pris cette décision, elle doit vivre enfermée dans une église à Montréal, jusqu’à ce que son statut soit régularisé. Cette situation n’amène pas seulement son lot de stress quotidien pour elle, sa fille et son petit-fils Ali; elle a dû aussi manquer des rendez-vous médicaux importants et subir l’intimidation de l’Agence des services frontaliers du Canada. Si elle est déportée au Pakistan, Mme Awan risque de faire face à plusieurs formes de violence, incluant la peur d’être assassinée par le groupe violent anti-Shiite, Sipah-e-Sahaba.Nov28rally2

«Je veux la justice pour moi et ma famille. Je suis optimiste qu’Immigration Canada va m’offrir un statut et ramener mon mari. J’ai une condition cardiaque chronique et je dois avoir accès aux soins médicaux nécessaires. Je veux mener une vie digne auprès de ma famille.» a déclaré avec puissance Khurshid Begum Awan dans sa langue natale, le Punjabi, de l’église dans laquelle elle est réfugiée.

«Il y a moins de deux semaines, plus de 1000 féministes réunies pour le Forum des États généraux de l’action et de l’analyse féministes ont adopté en plénière plusieurs propositions pour lutter contre les violences patriarcales, l’une d’elle invite le mouvement féministe à lutter contre des politiques d’immigration qui créent des oppressions et des inégalités pour les femmes migrantes. Forte de cet appel à la justice, la FFQ témoigne aujourd’hui de sa solidarité avec Mme. Khurshid Begum Awan qui lutte contre la menace de déportation et une vie de précarité sans statut propice aux violences interpersonnelles, étatiques et économiques.» a dit Alexa Conradi, présidente de la Fédération des Femmes du Québec, et membre du comité d’orientation des États généraux.

«Le Ministre de la Citoyenneté et de l’immigration (CIC) Chris Alexander n’a démontré qu’un flagrant mépris depuis 100 jours. En la soutenant dans son combat, nous avons développé de l’amour pour Khurshid. De la même manière que d’autres membres de la communauté, nous refusons de la voir emprisonnée et criminalisée parce qu’elle a migré ici. Le Ministre incite à la violence contre elle en refusant d’utiliser son pouvoir discrétionnaire pour lui garantir un statut.» a déclaré Amy Darwish, membre du Comité de soutien pour la famille Awan, en protestant devant l’immeuble de CIC à Montréal.

«J’exige la justice par le gouvernement canadien, que mon père soit de retour. J’exige que ma mère puisse retourner dans sa maison. Elle a besoin de services médicaux, elle a des graves problèmes cardiaques. Je ne céderai pas tant et aussi longtemps que ces demandes ne soient satisfaites.» a déclaré Tahira Malik en rappelant que cela fait 100 jours que sa mère est confinée à vivre entre les murs d’une église.

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Source : Solidarité avec la famille Awan, soutienfamilleawan.org

Audio: http://ckut.ca/c/en/oldgrid/friday,17:00 à 4:00
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8 octobre,  2013

Communiqué de presse

Demandeur d’asile réfugiée dans une église de Montréal: « Nous ne voulons plus avoir peur »

Montréal, 8 Octobre 2013– Khurshid Begum Awan, une réfugiée originaire du Pakistan, a trouvé refuge dans une église, à Montréal, afin d’éviter sa déportation. Le conjoint de Mme Awan, Mohamad Khalil Awan, a été déporté en avril 2013, après que leur demande d’asile ait été refusée. Depuis sa déportation, M. Awan a été victime d’une attaque armée, il doit, maintenant, se cacher pour survivre. Tahira Malik et son fils, la fille et et le petit-fils de Mme et M. Awan, sont tous les deux canadiens et ils vivent à Montréal.

« Nous avons convoqué les médias ,aujourd’hui ,car ne nous voulons plus avoir peur », a dit Tahira Malik dans une conférence de presse tenu au siège social de l’église Anglicane de Montréal. «Ma mère veut obtenir son statut. Nous voulons que mon père revienne. Nous voulons être ensemble ,comme une famille, dans notre maison, à Montréal. Nous avons peur. Nous vivions ce genre de vie au Pakistan. Nous faisons face à de la violence au Pakistan, de la part de mon ex-mari et de Sipah-e-Sahaba. Je suis venue au Canada pour la liberté. Cependant, le Canada a déporté mon père qui souffre de perte de mémoire. Le gouvernement du Canada veut déporté ma mère.»

« La réalité du sanctuaire signifie que Mme Awan habite présentement dans une église et qu’elle est incapable de quitter les lieux. Cela lui cause un stress exorbitant à chaque jour, ainsi qu’à sa fille et à son petit-fils. La réalité actuelle de la famille – qui en est une survie élémentaire – est le résultat de l’exclusion des personnes migrantes dans la société canadienne ainsi que de la violence systémique perpétuée par le système canadien d’Immigration et de Protection des réfugiés.», a affirmé Cynthia Beaudry, membre du comité de soutien qui s’est formé autour de la famille.

« Le Diocèse Anglican de Montréal se dévoue à transformer les structures injustes de la société. Il lutte pour la justice et la paix pour tous, ainsi que le respect de la dignité humaine. Le refuge que nous offrons à Mme Awan est pour que celle-ci puisse avoir les soins et le soutient dont elle a besoin, jusqu’à ce que les problèmes autour de son statut au Canada soient résolues», a dit Barry Bryan Clarke, l’Évêque Anglican de Montréal.

Claude Cardinal, porte-parole pour Amnistie Internationale Canada francophone, a aussi exprimé son soutien pour la famille Awan, à la conférence de presse.

Mme Awan a déposé une demande de résidence permanente pour considérations d’ordre humanitaire (demande humanitaire). Cependant, cela peut prendre des mois, voire des années, pour qu’une demande d’ordre humanitaire soit traitée. En raison de la section 25.1 (1) de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés et la section 5(4) de la Loi sur la Citoyenneté, le Ministre de l’immigration a le pouvoir discrétionnaire de régulariser immédiatement la situation de Mme Awan.

« Mme Awan est dans un état critique. L’énorme stress qu’elle vit, présentement, ne fait qu’aggraver la situation. Elle a besoin d’accéder, de toute urgence et sans crainte, à des soins spécialisés dans un environnement sain.» a affirmé Dr. Marie-Jo Ouimet, médecin traitante de Mme Awan, bénévole pour Médecins du monde à Montréal.

« Nous supportons les gens qui prennent des décisions pour se retirer de contextes violents. Khurshid est venu au Canada afin de  dignement bâtir une vie auprès de sa famille. Néanmoins, elle et sa famille continuent de subir de la violence au Canada, particulièrement par le système canadien d’Immigration et de Protection des réfugiés.», a déclaré Ghazala Munawar du Centre Communautaire des Femmes Sud-Asiatiques.

Depuis que la loi sur l’Exclusion des Réfugié-e-s a été implantée, en décembre 2012, le taux de réfugiés acceptés au Canada a chuté. Le taux d’approbation, pour la première moitié de l’année 2013, est seulement de 33 %. Ce taux est le plus bas de l’histoire de la Commission de l’Immigration et du Statut de Réfugié. Le nombre de demande  est tombé à un peu moins de la moitié des moyennes précédentes, d’après les statistiques de la CISR. Malgré tout, d’après les chiffres de la GRC, il y aurait environ 500 000 migrants sans papiers vivant au Canada. Des douzaines de migrants ont été obligé de se réfugier dans des églises à travers le Canada, dans la dernière décennie.

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CONTACT:
tel. 438 933 7654
soutien.famille.awan@gmail.com

SOURCE:
Comité de soutien de la Famille Awan
www.soutienfamilleawan.org

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