(Communiqué de presse) « Jamais nous n’aurions pu imaginer les circonstances dans lesquels nous nous somme retrouvées. »

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Couverture mediatique:

(Montreal Gazette) Montreal family asks for reprieve from deportation for ill relative: http://www.montrealgazette.com/health/Montreal+family+asks+reprieve+from+deportation+relative/10225489/story.html

(Le Devoir) Kurshid Begum Awan est sortie de son église en août dernier:     http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/419032/kurshid-begum-awan-est-sortie-de-son-eglise-en-aout-dernier

(Global News) Khurshid Begum Awan leaves Montreal Anglican church refuge for medical care:    http://globalnews.ca/news/1576519/khurshid-begum-awan-leaves-montreal-anglican-church-refuge-for-medical-care/

(CJAD) Ailing Pakistani grandmother forced to leave church sanctuary:    http://www.cjad.com/cjad-news/2014/09/22/ailing-pakistani-grandmother-forced-to-leave-church-sanctuary

(CTV News) Daughter pleads to keep sick mother in Canada:   http://montreal.ctvnews.ca/daughter-pleads-to-keep-sick-mother-in-canada-1.2019396

« Jamais nous n’aurions pu imaginer les circonstances dans lesquels nous nous somme retrouvées. » 

Après une année, Mme Awan quitte son église, mais elle demeure toujours sans statut

Montréal, le 22 septembre – Après près d’une année à vivre réfugiée dans une église, la famille Awan a quitté les murs de celle-ci. Le 5 août 2014, Khurshid Begum Awan s’est présentée au bureau d’Immigration et citoyenneté Canada afin de remplir une demande d’Évaluation des risques avant renvoi (ERAR), un recours qui pourrait potentiellement régulariser son statut.

La décision de la famille a été prise sous de graves contraintes. La couverture médicale de Mme Awan, du Programme Fédéral de Santé Intérimaire (PFSI), expirée, elle n’avait plus accès à la médication ou aux services médicaux dont elle avait besoin au moment même où sa santé s’est rapidement et considérablement détériorée.

« Ma mère n’a jamais autant souffert psychologiquement », a déclaré Tahira Malik, la fille de Mme Awan, qui a perdu son emploi, car elle devait s’occuper de sa mère. « Nous ne pouvions pas imaginer les circonstances dans lesquelles elle s’est retrouvée. Elle est venue, ici, retrouver Ali et moi pour vivre en sécurité avec nous. Maintenant, c’est seulement avec une certaine stabilité qu’elle pourra récupérer complètement. »

De multiples façons, l’expérience vécue par la famille, met bien en lumière l’isolation et la peur, créées par les lois d’Immigration racistes du Canada, qui attendent les migrants sans-papiers.

Dans les prochaines semaines, Mme Awan déposera sa demande d’ERAR, tout en attendant la décision sur sa demande de résidence permanente pour des motifs humanitaires qui a été soumise l’automne passé.

« Il est impératif que la demande d’ERAR et la demande de résidence permanente pour des motifs humanitaires soient étudiées dans les plus brefs délais.» a affirmé Stewart Istvanffy, l’avocat de la famille. « Autant la situation de la violence ciblant plusieurs minorités religieuses au Pakistan que les dangers auxquelles doivent faire face Mme Awan et son mari doivent être sérieusement pris en compte. »

Mme Awan profite, aussi, de ce bref répit et du renouvellement temporaire de sa couverture du (PFSI), afin de chercher les services médicaux dont elle a plus que besoin.

« Il n’y a aucun doute que l’accès à des services médicaux, autant des soins d’urgence que d’un suivi régulier est essentiel pour Mme Awan. » a dit Dr. Marie-Jo Ouimet de Médecins du Monde, une des docteurs qui s’occupaient de Mme Awan pendant que celle-ci vivait dans l’église. « Nous sommes certains que les quatre hospitalisations des derniers mois auraient pu être évitées si elle avait eu accès à des services médicaux pendant la dernière année.»

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